
Cher grand peuple souverain de Côte D’Ivoire, comme vous
l’avait dit le ministre Anaky Kobenan, sans préciser la
voie à suivre, notre Loi Fondamentale nous appelle à
prendre nos responsabilités souveraines. C'est-à-dire
exprimer notre souveraineté en choisissant nos dirigeants,
à commencer par le Président de la République. Etant donné
que les dirigeants illégaux et illégitimes actuels
refusent d’organiser les élections conformément à notre
Loi Fondamentale, en osant
reporter illégalement,
de façon intempestive l’expression souveraine du peuple
depuis le 26 octobre 2005, le peuple souverain de Côte D’
Ivoire, est en droit de réagir légalement.
En
effet, non seulement les Droits et les Libertés du peuple
en général sont violés (reports intempestifs et illégaux
des élections), mais de façon individuelle aussi, on a
assisté à des violations du droit à la vie de citoyens,
des violations du droit et de la liberté de grèves
réprimées violemment, des violations du droit et de la
liberté d’expression de citoyens et de la presse, des
violations du droit et de la liberté de manifestations
pacifiques de citoyens, et des violations du droit et de
la liberté de ministres et de députés de la Nation : des
manifestants contre les déchets toxiques et contre l’
inflation des produits de consommation ont été tués, des
enseignants en grèves ont été arrêtés agressés et
enfermés, le procureur de la république a ordonné aux
entreprises de presse d’empêcher la libre expression des
citoyens dans leurs journaux, les sièges d’entreprises de
presse ont été détruits impunément, des journaux ont été
détruits impunément, des sièges de partis politiques ont
été détruits, le ministre Kobenan Adjoumani a été
illégalement jugé par un tribunal plutôt que par la Haute
cour de justice inexistante, le jeune citoyen Assalé
Tiémoko a été illégalement emprisonné pour avoir dénoncé
la corruption, le journaliste Nanankouah Gnamantêh a été
illégalement arrêté et emprisonné pour un article intitulé
« Ali Baba et les 40 Voleurs », le ministre et député
Anaky Kobenan a été illégalement arrêté et emprisonné par
la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) sur
l’ordre de l’armée (infiltrée, rappelons le, de militants
FPI) pour avoir appelé le peuple de Côte D’Ivoire à
exprimer sa souveraineté, l’armée encore, qui a menacé le
peuple en lui intimant l’ordre d’éviter d’exprimer sa
souveraineté,… Nous, le peuple souverain sommes alors
piétinés et bafoués dans nos Droits et nos Libertés d’
expressions souveraines. Ceci en violation directe de
notre Constitution.
Notre Constitution donne
pourtant, en son Article 39, un devoir d’obligation de
protection des Droits et des Libertés des citoyens, au
Président de la République qui prête serment en ces termes
:
« Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je
jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de
défendre fidèlement la Constitution, de protéger les
Droits et les Libertés des citoyens, de remplir
consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt
supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa
confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je
trahis mon serment ».
De ce fait, le peuple de Côte
D’Ivoire, dont les Droits et les Libertés sont piétinés et
bafoués par celui qui a un devoir d’obligation de les
protéger, se doit de retirer souverainement, conformément
à sa Loi Fondamentale, sa confiance au Président de la
République afin qu’il subisse la rigueur des lois pour
avoir trahit son serment. La Constitution appelle donc le
grand peuple de Côte D’Ivoire à retirer sa confiance aux
dirigeants illégaux et illégitimes en portant plainte
devant le procureur général pour accusation de haute
trahison. La Constitution appelle le grand peuple de Côte
D’Ivoire à destituer : à retirer légalement,
souverainement, le pouvoir à M. Gbagbo Laurent qui pense
être au dessus de la loi du peuple, en portant plainte
contre lui devant le procureur général, afin qu’il soit
jugé pour crimes de haute trahison, par la Haute cour de
justice.
J’ai déjà répondu à l’appel de la
Constitution depuis le 3 mai 2007, en portant
personnellement l’accusation dans les bureaux du procureur
général, avec la signature de sa secrétaire et le cachet
de la Cour Suprême, faisant foi. Alors, grand peuple
souverain de Côte D’Ivoire, la Constitution attend ta
réaction légale et souveraine à son appel. Oui nous aussi
nous pouvons porter plainte.
Armand
Dahouet-Boigny
Citoyen Ivoirien