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(30-06-2008) LES FEMMES DE LA DIASPORA QUI ROCKENT

De Washington à Paris, il ya des femmes qui font preuve de courage et qui méritent qu’on les applaudisse. Les Ivoiriennes rockent à l’étranger, oui elles rockent, c’est sûr.   
Essayons d’oublier Angéline Killy, qui est partie du poste de secrétaire-maîtresse à celui de PCA, à résidente temporaire de la Macca, et parlons plutôt des Ivoiriennes combatives de la diaspora qui font envie en pensant à Brigitte Kobénan MRS Côte d’Ivoire 2008.                                                         

A Washington
Pendant que Brigitte Kobénan compte dans les premières places de MRS monde, nous fêtons la graduation de Kadiatou Pépita Koulibaly, epouse Kragbé, Candidate à la Maîtrise en Business option Marketing. Pépita, qui a été mannequin à Abidjan, occupe un poste important au sein de l’UFI. Elle est aux States depuis 15 ans. Il ya quelques années, elle a décidé de combiner le rôle de mère et d’épouse à celui d’étudiante. Elle a fini.
Nous savons combien de fois il est difficile de repartir à l’école quand on travaille déjà et qu’on a une famille mais Pépita a prouvé que c’était faisable. Nous vivons dans le continent où l’âge n’est que numérique ; il ne compte pas. C’est ici qu’on voit une femme de 52 ans te dire que maintenant qu’elle en a le temps, elle est entrain de prendre des cours de baccalauréat pour faire des études de droits. Dans les milieux Nigérians, c’est une obligation comme me disait ma copine Beverly qui a 47 ans et qui vient de commencer sa maîtrise en infirmerie, il serait ridicule d’être venu aux Etats-Unis sans profiter des opportunités pour aller à l’école à moins qu’on ne soit une totale maboule. Oui, on peut continuer les petits boulots et s’en sortir ou faire ses propres affaires mais sans une instruction quelconque là dedans, cela fabrique des femmes insatisfaites qui s’asseyent en groupe pour papoter sur la vie d’autrui. Non, c’est vrai, pas tout le monde est fait pour les diplômes mais si tu n’as pas encore trouvé ton truc, apprend un métier ou prends des cours d’études générales et cela te donnera des idées pour décider. 

Guy Esther, l’autre fille de Soubré
A Washington, Soubré n’est pas très populaire. Il n’ya que Esther et moi et Dieu seul sait, nous avons connu notre série de mésentente et de problèmes mais aujourd’hui chacune a trouvé son truc et les femmes que nous sommes devenues sont satisfaites et apaisées qui se côtoient avec affection et admiration. Guy Esther est chef d’entreprise. Elle a une agence de travail pour infirmières et aides soignantes. Cela fait 5 ans qu’elle a commencé. C’est une divorcée heureuse à la recherche du compagnon idéal si, il existe. C’est une femme courageuse qui prospère dans ses propres affaires. Elle coure 3 kms chaque matin pour commencer la journée, elle porte des accessoires griffés. Ayant beaucoup souffert, elle connaît le sens de la vie et marche selon la volonté de Dieu.
Elle est à une bonne place de sa vie et elle est l’exemple type qu’on peut réussir sans diplôme. Cela prend beaucoup de passion et de persévérance. Esther sait sa leçon.
Une fois à une veillée, personne n’a reconnu Esther, tellement elle faisait riche et chic. Elle était avec Patricia Gbeuly de Boston, qui, pendant que je suis l’incontestable Diva dans ma catégorie à Washington, Pat est une Diva superbe qui depuis 2 ans a opté pour la tenue Maxi à l’Ivoirienne. Pat avec ses formes de guitare attire les regards masculins et quand elles sont entrées ensemble, ce fut un choc qui suscita murmures et désapprobation dans la gente féminine. L’humanité veut te voir misérable. Les gens veulent que tu restes dans le coin où ils t’ont classée dans leur petite tête alors quand tu évolues, ils sont choqués et confondus. Rigolons ! Va, ma sœur que Dieu guide tes pas !

Parlons des Broad qui bombent Paris
Paris, Soubré, Bassam, Clermont Ferrand, je pourrais prendre ma retraite pour écrire dans un de ces coins avant de tirer la révérence et la vie aura été complète pour moi. Faisable.
La France, le social y est développé, l’assurance médicale, le logement pour famille avec enfants, la vie française, voir Paris et mourir de poésie et Abidjan n’est pas loin…
Malheureusement, la France n’offre pas les mêmes opportunités que les Etats-Unis. Il ya le critère d’âge. Tu ne pourrais pas refaire des études sérieuses à 40 ans, tu n’y auras pas non plus l’opportunité d’évoluer dans certains domaines à cause des mentalités. Les étrangers sont devenus des menteurs par frustration et pour rêver de ce qu’ils auraient pu être. Je comprends ce pauvre ami qui ne sait plus la différence. On y trouve aussi des Ivoiriennes qui ne baissent pas les bras, des doyennes telles Maman Kiny, l’épouse de Béni Bézy, qui chaque année organise la nuit du pagne entre autres, Noelle Gaba, Mme Zibodi, qui est connu dans le milieu du showbiz pour sa contribution à la culture Ivoirienne et qui est cette année à sa troisième édition de la fête des mères. N’oublions pas Yvonne, la Marraine de Clignancourt, épouse du phénix Justin Stanislas.

Un autre groupe de battantes est né à Paris.une nouvelle génération de ‘’Go getters’’.
Philomène Guéhi est un choc à regarder et elle ne s’arrête pas là. Elle a une boulangerie qui emploie plus de 40 personnes à Abidjan et elle est entrain de construire un orphelinat dans sa région pour partager la bénédiction. Elle est mère de 2 enfants et épouse.
Valérie Assépo, elle ressemble à un mannequin. Elle est bon chic, bon genre. Après avoir fermé son groupe de gardiennage deux ans plutôt, elle s’est lancée dans une nouvelle aventure. La création d’une agence de ménage qui marche vu que la plupart de nos sœurs,  font le ménage ou la garde d’enfants. Elle a plus d’une centaine d’employées. Nous lui devons les sacs Vuitton aux bras des Parisiennes l’été à Abidjan.

Entre nous
Il n’y a pas de sous métiers. Quoi que tu décides de faire pour subvenir à tes besoins, fais-le mais ne meure pas stupide ou ignorante. Nous sommes venus ici pour nous rattraper, pour apprendre les connaissances d’ici et aller améliorer notre vie au pays, si tu comptes rentrer un jour bien entendu car personne ne vivras ta vie à part toi. Shilom ! 


Brigitte Yodé
Femme/Poète/Ecrivain, Libre et Indépendante
Soubré, mon Histoire, La Côte d’Ivoire, ma Patrie.
Email :
blog2brigitte@yahoo.com

 

 

 

 
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